29 août 2007
Changement de cap
Pas drôle d'être seule sous sa carapace. La tortue a décidé de prendre une colocataire. Et puis vous connaissez le prix des loyers en région parisienne, alors autant se faire plaisir et avoir un appartement commun ! Ma coloc, qui d'ailleurs aura les clés de la maison au même titre que moi, vous la connaissez déjà.
C'est Evelyne
Elle va enrichir ce blog de ses boutis, de ses patchworks et peut-être aussi de ses recettes de cuisine, je sais qu'elle est excellente cuisinière. Je vous parle de temps en temps du sud ou de l'Anjou, elle pourra aussi vous parler des Monts du Lyonnais. Vous voyez, que du bonheur.
Pour mémoire, Evelyne, ce sont aussi tous ces ouvrages que vous avez pu voir sur son blog "L'Arbre à Fils"
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Cool Slideshows! |
Alors à bientôt pour nos nouvelles aventures communes !
15 août 2007
Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître......
"Ambulant"
Définition du Petit Larousse : "Qui se déplace selon les besoins de sa profession ou de son activité".
Dans le concept de la poste actuelle, ce mot n'existe plus, mais il n'y a pas si longtemps que cela, c'était encore un métier "Ambulant dans les postes"...
Parmi les photos que j'ai récupérées dans la maison de mes parents, j'ai eu le bonheur d'en trouver deux ou trois sur lesquelles on peut voir mon père au travail. Pas très original me direz vous, mais son métier a complètement disparu, et je garde donc ces photos précieusement. Il était "Ambulant" dans les postes, les "P.T.T." à cette époque-là, joyeusement interprété comme "Petit Travail Tranquille". Mais je vous assure que ce métier n'avait rien d'une planque ni d'un travail tranquille. Je ne sais pas exactement en quelle année les wagons postaux et cette façon de procéder ont été supprimés, mais mon père a cessé de travailler en 1975, et ils étaient encore en fonction.
Deux vieux wagons postaux
Images empruntées au site des Anciens Trains, ACF, Amicale Caen Flers
http://perso.orange.fr/alain.mionnet/acf.htm
Avec l'autorisation de l'auteur
Le courrier, lettres et colis, était d'abord trié dans les centres postaux des grandes villes, mis dans d'énormes sacs, puis acheminé par camionnettes vers les gares correspondant à sa destination. Là, les "ambulants" chargeaient eux-mêmes ces énormes sacs dans le wagon postal et le tri pouvait commencer. Les wagons postaux était rattachés à des trains de voyageurs ou parfois à des trains de marchandises.
Quelques gros sacs encore pleins de courrier
Les casiers se remplissent petit à petit,
pas le moindre petit lieu-dit n'échappe à la vigilance des postiers
Je me souviens que mon père a fait le trajet Paris-Pontarlier, Paris-Lyon (pendant 20 ans), Paris-St Brieuc et Paris-Caen. Ce travail de tri s'effectuait uniquement de nuit, et la vie d'un ambulant n'était pas particulièrement facile. Cependant mon père n'a jamais voulu l'abandonner au profit d'un poste au Ministère ou dans les bureaux. Il faut croire que ce genre vie mettait du piquant dans le couple ! Il partait par exemple un lundi soir vers 19 heures, arrivait à destination le mardi matin, dormait la matinée, soit chez des particuliers habitués à recevoir les postiers, soit dans des petits hôtels situés près des gares, habitués eux-aussi à ce genre de clientèle. Il déjeunait dans un petit resto près de la gare, une sorte de cantine en somme, puis attendait 19 heures en se promenant, jouant aux cartes avec les collègues, ou en lisant. La nuit suivante, il faisait le trajet inverse et arrivait à la maison vers 6 heures le mercredi matin. Il se reposait le jeudi et repartait le vendredi soir.
Un ambulant n'avait ni Noël, ni 1er de l'an, ni jours fériés. Et même lorsqu'il était jeune, mon père "redoublait ses voyages" en période de fête pour mettre un peu de beurre dans les épinards ! C'est-à-dire qu'il arrivait le matin et repartait le soir. C'était sans doute les prémices de "travailler plus pour gagner plus" !!! Inutile de vous dire que je n'ai pas passé beaucoup de fêtes de fin d'années avec mon père lorsque j'étais petite. Plus tard, c'est lui qui demandait aux jeunes de le remplacer pendant ces périodes de fêtes pour pouvoir être avec nous. Mais vraiment beaucoup plus tard, parce que "monter en grade", même avec quelques diplômes à la base, était une chose très très lente aux P.T.T. Et d'ailleurs même en fin de carrière, arrivé au grade maximum, mon père passait sa nuit dans le train à trier le courrier comme les copains, mais avec la paperasse et les responsabilités en plus...
En 1975, en fin de carrière
Les valises métalliques servaient à transporter les "valeurs"
qui pouvaient parfois être des pierres ou des métaux précieux
De ses voyages, mon père rapportait parfois quelques souvenirs. Maman et moi avons eu beaucoup de foulards en soie de Lyon, Il avait dû faire la connaissance d'un soyeux qui soldait les foulards où il y avait un petit défaut, invisible pour nous, mais invendable chez Hermes ou Chanel. De Lyon, il y avait également le "Jesus" et le saucisson en croûte (beurkkkk). de St Brieux, c'était des bourriches de coquilles St Jacques qui faisaient râler ma mère, elle en avait marre de les préparer ! Aujourd'hui, à 88 ans, il a toujours la nostalgie des lettres qui "à son époque" arrivaient dans les 24 heures, une connaissance géographique de la France à en faire pâlir les spécialistes, des jambes épouvantables, détruites par la trépidation du train et un sommeil toujours perturbé même après plus de 30 ans d'une retraite bien méritée.

07 août 2007
Petite sieste matinale
Et oui, petite sieste matinale pour ma douce assistante tricot qui récupère petit à petit de son opération. Entrée à la clinique vétérinaire pour une petite intervention banale, la pauvrette en est ressortie 5 jours après avec une énorme balafre et l'ablation d'une tumeur grosse comme un pamplemousse. Résultats de l'analyse dans une dizaine de jours, mais à moins de croire au Père Noël, je ne me fais guère d'illusions. Enfin, sait-on jamais... Je ne voudrais pas que ce post paraisse indécent après tout ce qui est arrivé à mes amies tricoteuses ces derniers temps, mais Oxanne est ma douce compagne depuis 9 ans, toujours joyeuse et accueillante, alors elle mérite bien que j'en dise juste un petit mot.
Côté tricot, le coeur n'y étant pas vraiment, Fleurette avance tout doucement.
Ce petit pull est adorable et n'est absolument pas ennuyeux à tricoter malgré tous les changements de laine. Déjà je l'ai tricoté en rond jusqu'aux emmanchures, ce qui fait que j'ai presque terminé le corps. En plus, les laines sont toutes plus ou moins poilues ou un peu bouclées, je tisse les bouts et je rentre le peu que je ne peux pas tisser tout de suite, donc je n'aurai pas ces ennuyeuses finitions à la fin du pull.
Pacific Northwest Shawl n'est toujours pas bloqué, chambre toujours occupée ! J'ai d'ailleurs profité de la venue de mon père pour lui demander de m'apporter les quelques vieilles photos qui ont échappé à l'Alzheimer de ma pauvre mère. Les derniers temps elle avait la manie de tout jeter et il me reste peu de souvenirs. Enfin, encore assez pour reconstituer une petite enfance et les montrer à mes filles. Les scans ne sont pas trop mauvais, j'en ferai peut-être un album, certaines photos datent du début du siècle dernier (enfin, pas les miennes !!!).
Je vous souhaite une bonne semaine ensoleillée. Cette année j'ai de la chance, ma pelouse est toujours verte !!! mais c'est mon Rugbyman qui râle un peu. Il doit jouer de la tondeuse à peu près toutes les semaines. Bonnes vacances à celles qui partent et bonne reprise à celles qui hélas sont revenues... le bon temps, ça ne dure jamais très longtemps.
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